Les erreurs d’analyse

Dans l’analyse du taux des poussières suspendues dans l’air, il est important de se rendre compte de l’existence de toute une série de facteurs qui risquent de perturber l’analyse. Pour la plupart des méthodes nécessitant l’enregistrement du volume d’air qui passe par la chambre de mesure, les résultats dépendent de la température, de l’humidité et de la pression atmosphérique. Certains détecteurs professionnels sont équipés d’un mécanisme supplémentaire qui analyse la température, l’humidité et la pression atmosphérique, ce qui permettent d’ajuster le résultat.

 

La forme irrégulière des particules et la nécessité de définir leur diamètre d’usage constitue le problème majeur dans toutes les méthodes d’analyse. Quand il faut différencier et classifier les particules de la poussière – par rapport à leur forme et/ou leur masse, on a recours aux méthodes avancées de la filtration et d’analyse. Néanmoins, il ne faut pas oublier que l’air qui nous entoure contient toute sorte de particules – il est donc crucial d’adapter la méthode et le mode de filtrage au but visé par l’analyse.

 

Il faut souligner que l’analyse du taux de poussières en suspension dans l’air fournit des résultats locaux et éphémères. Cela signifie que deux détecteurs identiques peuvent indiquer des valeurs différentes quand ils sont placés dans des endroits différents. En outre, le taux de poussières dans l’air – et par conséquent les données fournies par les détecteurs – changent avec le temps. Certaines méthodes de mesure (p.ex. méthode gravimétrique) ne permettent pas l’évaluation instantanée de la quantité de poussières dans l’air, et donc d’évaluer le taux moyen (p.ex. journalier) de pollution.

 

La grande majorité des méthodes d’analyse nécessite l’utilisation des divers appareils électroniques. Il ne faut pas oublier que même la méthode d’analyse la plus précise ne garantit pas des résultats exacts. Les résultats dépendent de plusieurs facteurs liés au circuit électronique, tels que la précision des convertisseurs analogique-numérique, l’alimentation en énergie stable, la température du circuit électronique, et plusieurs autres.

 

Au jour d’aujourd’hui nous ne disposons pas de méthodes de mesure de référence locale et instantanée qui puissent être utilisés hors des laboratoires, ou bien elles sont très coûteuses. Chacune des méthodes de mesure contient des erreurs dues à la technologie, à la situation ou à la durée de l’analyse. Pour mieux s’imaginer l’ordre d’exactitude des mesures, il faut savoir que les méthodes de mesure non référentielles pour les PM10 sont reconnues comme équivalentes aux méthodes de référence quand la différence de résultat ne dépasse pas 25%. Pour conclure, rappelons les mots de John M. Keynes « It is better to be roughly right than precisely wrong! » (« Mieux vaut avoir approximativement raison qu’avoir précisément tort ! »).

En Pologne, les relevés de qualité d’air systématiques – menées dans le cadre de La Surveillance nationale de l’environnement (Państwowy Monitoring Środowiska) butèrent dans les années 1990, et ne cassèrent de se développer depuis. A présent, la méthodologie appliquée est celle définie par la directive du Parlement Européen et du Conseil 2008/50/WE du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe (JO UE C 152 du 11.06.2008, p.1) et par le règlement du Ministre de l’Environnement du 19 septembre 2012 concernant l’analyse de taux des substances dans l’air (Dz. U. z 2012 r., poz. 1032 – JO polonais du 2012, position 1032).